Monday, February 4, 2013

Lancement 5e cycle de compétition pour le financement du journalisme d’investigation en Haïti


Le Fonds pour le Journalisme d’Investigation en Haïti (Fijh) annonce l’ouverture d’un nouveau cycle de compétition pour le financement d’investigations journalistiques et qu’elle accepte des formulaires d’inscription de journalistes pour des sessions de formation sur les différents medias- écrit, radio, télévision ou Web.
La date limite pour la soumission desdits formulaires dûment remplis est le 28 février 2013.
Les formulaires seront examinés par un jury. Les postulants agréés seront avisés avant le 6 mars. La date retenue pour le commencement du cycle des investigations est fixée au 8 mars et les sessions se dérouleront sur une période d’environ 10 semaines.

Les formulaires d’inscriptions sont disponibles sur le blog : http://journalismeinvestigationhaiti.blogspot.com/

Un atelier de formation sur le journalisme d’investigation sera organisé les samedi 16 février. Prière de réserver par téléphone au 3727-8589 ou par mail à jadesro@yahoo.fr et fijhaiti@gmail.com 

Friday, September 21, 2012

Lancement 4e cycle de compétition pour le financement du journalisme d’investigation en Haïti

Le Fonds pour le Journalisme d’Investigation en Haïti (Fijh) annonce l’ouverture d’un nouveau cycle de compétition pour le financement d’investigations journalistiques et qu’elle accepte des formulaires d’inscription de journalistes pour des sessions de formation sur les différents medias- écrit, radio, télévision ou Web.

La date limite pour la soumission desdits formulaires dûment remplis est le 21 octobre 2012.

Les formulaires seront examinés par un jury. Les postulants agréés seront avisés avant le 31 octobre. La date retenue pour le commencement du cycle des investigations est fixée au 6 novembre et les sessions se dérouleront sur une période d’environ 10 semaines.

Les formulaires d’inscriptions sont disponibles sur le blog : http://journalismeinvestigationhaiti.blogspot.com/

Un atelier de formation sur le journalisme d’investigation sera organisé les samedi 6 et dimanche 7 octobre. Prière de réserver par téléphone au 3727-8589 ou par mail à jadesro@yahoo.fr et fijhaiti@gmail.com

Thursday, July 19, 2012

Le mystère des logements de Morne à cabri

Croix-des-Bouquets, HAÏTI, 10 juillet 2012 – Depuis plus de 8 mois, tranquillement, un immense projet de logements d’au moins trois mille maisons est en construction, dans une zone désertique près du Morne à Cabri, à environ 15 kilomètres à l’Est de Port-au-Prince.

Les petites maisons en construction sont là, visibles à tous les passants. Mais, c’est peut-être le seul aspect du projet qui est apparent. Tout le reste, n’est que mystère.

Quel est le nombre exact de logements  à construire ? A combien est évalué le budget total ? Quand seront complétées les constructions? Dans quelles conditions le contrat a été signé et par qui ? Quelle firme exécute le projet et qui est en charge de sa supervision ? Le projet, correspond-t-il à la nouvelle politique nationale du logement ? Qui est ou qui sont le ou les propriétaires du terrain et quelle compensation a t-il ou ont-ils reçue ?

Les maisons sont-elles destinées à être des logements  « publics », pour les victimes du séisme de janvier 2010 ? Ou – comme les logements en construction dans le nord, près du nouveau parc industrial de Caracol – sont-elles « privées », destinées à d’éventuels ouvriers d’un autre parc industriel planifié par le gouvernement? Ou peut-être pour les ouvriers qui travailleront dans un ensemble d’usines planifiées pour la « Zone économique intégrée » de Corail, mieux connue sous le nom « NABATEC » ?

Le « public » subventionne-t-il le « privé » en rendant les choses moins coûteuses et plus faciles aux sociétés étrangères pour établir des usines où elles peuvent payer les salaires les plus bas dans l'hémisphère?

Sur le terrain, beaucoup de mini-maisons, mais aucun panneau indicateur. Rien pour dire qui fait quoi, pour combien de temps et à quel prix pour la nation haïtienne.

Malgré deux (2) mois de recherche, d’interviews ou de tentatives d’interviews avec presqu’une douzaine d’officiels, nombreuses sont les questions restées sans réponse.

Les autorités haïtiennes ont décidé de faire le silence autour des circonstances ayant mené au plus grand projet de logements actuellement en cours dans le pays, bien que ce silence constitue une violation flagrante de l’Article 40 de la Constitution haïtienne de 1987 qui stipule :

« Obligation est faite à l’État de donner publicité par voie de Presse parlée, écrite, et télévisée en langue créole et française aux Lois, Arrêtés, Décrets, Accords Internationaux, Traités, Conventions, à tout ce qui touche la vie nationale, exception faite pour les informations relevant de la sécurité nationale. »

Du Fort National au Morne à Cabri

Trente mois après le séisme du 12 janvier 2010, Haïti bénéficie de différents projets de logements. Celui du Morne à Cabri, comportera au moins 3 000 unités, d’après un document mis récemment en circulation par la primature. Les logements – quelques uns avec deux étages – sont antisismiques et comportent au moins quatre pièces dont deux chambres à coucher, cuisine, galerie, douche et toilette.

Le 21 juin 2012, le premier ministre Laurent Salvador Lamothe a jeté un peu de lumière sur le projet lors d’une rencontre avec la commission économique et financière du Sénat haïtien [où] il a affirmé que le projet de logements de Morne à Cabri est en fait celui qui avait été précédemment prévu pour le Fort National.

Ce projet – une série d’édifices – avait été initialement conçu au bénéfice des familles déplacées du quartier pauvre de Fort National, dévasté par le tremblement de terre. Le projet avait été bloqué par la Commission intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH), mis en place pour superviser la « reconstruction ». Son mandat a pris fin le 21 octobre 2011.

D’après Lamothe, le projet de logement de Morne à Cabri coûte $44 millions d’USD, et est financé par le « Fonds Pétro Caribe ».*

Un document ayant pour titre « Appel d’offres - Réalisation de trois projets », concernant les appels d’offres pour trois (3) projets de construction – Fort National, Bowenfield et le Palais législatif – mentionne un chiffre beaucoup plus élevé que les $44 millions USD évoqués par M. Lamothe.

D’après ce document– dont l’authenticité n’est pas vérifiée, mais que plusieurs personnes et journalistes acceptent comme digne de foi  – le projet de logements du Fort National devait être exécuté par une firme dominicaine appelé Constructora Rofi S.A., pour la somme de $174. 308. 897 USD. Le journal américain Miami Herald utilise le chiffre de $174 millions USD aussi.

Selon ce même document, l’ingénieur Jude Hervé Day – qui devint plus tard Ministre de la Planification pour le gouvernement du Dr. Garry Conille, en 2011 – était membre d’un comité d’évaluation de trois personnes qui avait sélectionné la Rofi S.A. pour la réalisation des travaux. (En refusant d’accorder une interview à Ayiti Kale Je et au Nouvelliste, M. Day n’a pas permis aux journalistes de vérifier l’authenticité d’un tel document, au bas duquel une signature – la sienne ? – est apposée.)

Signé le 3 novembre 2010, le document indique que les deux autres contrats furent accordés à deux autres compagnies dominicaines : Constructadora Hadom et Construcciones y Diseños.

 Et Hadom et Rofi sont la propriété ou du moins sont sous le contrôle du Sénateur dominicain Félix Ramon Bautista (Parti de Libération Dominicaine-San Juan), d’après le journaliste français Jean Michel Caroit (Le Monde).

Soupçons et accusations

Le projet du Fort National et les deux autres font partie des six contrats dénoncés dans le « Rapport préliminaire » d’audit commandité par le bureau de l’ancien chef du gouvernement Conille en mars 2012. Le premier ministre avait demandé l’audit des 41 contrats prétendument signés sans appel d’offres durant la période d’application de la loi d’urgence adoptée par le Parlement sous le gouvernement de René Préval-Jean Max Bellerive. (Malgré que le « Rapport préliminaire » n’ait jamais été authentifié, beaucoup de journalistes et de médias l’acceptent comme vrai.)

D’après le document, la participation des compagnies du Sénateur Bautista à « l’offre restreinte » pour six projets fait que « le principe de la réelle concurrence est mise en cause et la possibilité d’entente entre ces deux firmes n’est pas à écarter ».

« La signature des dits contrats portaient non seulement préjudice aux intérêts de l’État haïtien mais aussi ont été jugés irréguliers [sic]», constate le rapport.

(Il est largement admis que l’audit, et les contradictions qui l'entourent, comptent probablement parmi les raisons de la démission du Dr. Conille le 24 février 2012.)

Ces contrats ont été l’objet également d’une investigation par la journaliste investigatrice dominicaine Nuria Piera dans l’un de ses programmes de télévision, la Nuria-Investigación Periodística, le 31 mars 2012. Mme. Piera y a prétendu que le président haïtien Michel Joseph Martelly aurait reçu directement ou indirectement près de $2,6 millions d’USD du Sénateur Bautista, en échange de contrats lucratifs pour ses compagnies. [Regarder le programme sur son site, ou regarder cet extrait. Les deux sont en espagnol.]

Aujourd’hui, l’audit est terminé. Malgré que les résultats n’aient pas été rendus publics, M. Lamothe a révélé le 21 juin 2012, que le gouvernement en avait reçu le rapport définitif dont il révéla quelques détails.

D’après un communiqué de presse émanant du bureau du Premier ministre, « la Commission d’Audit formée par l’ancien gouvernement a recommandé d'annuler unilatéralement les contrats pour lesquels aucun décaissement n'a été effectué ».

Et pour les contrats déjà en exécution ? Le bureau du Premier ministre a dit qu’ils feront l’objet d’une « analyse ». En plus, selon la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif qui entre autres choses lit et approuve tous les contrats –  « les contrats ont été attribués en toute légalité et conformément à la loi d'urgence. »

Mais la légalité n’empêche pas que ces dits contrats soient mis en question.

Un document obtenu par Ayiti Kale Je [disponible ici par téléchargement] montre qu’une des compagnies du Sénateur Bautista – Hadom – espérait obtenir au moins 11 contrats d'une valeur de près de 350 millions USD. De combien de contrats ont bénéficié les trois compagnies ensemble ?

« Jean Max Bellerive, le prédécesseur de M. Conille, avait attribué huit contrats de construction, en une seule journée, le 8 novembre 2010, pour un montant de 385 millions de dollars (290 millions d'euros) à trois compagnies appartenant au sénateur dominicain Félix Bautista », souligne Caroit, dans un article paru dans Le Matin le 9 avril 2012.

M. Bellerive a rejeté l'accusation.

Lisez tout l'article dans :

Le Nouvelliste

Ayiti Kale Je


Lisez aussi dans Le Nouvelliste:

Logement : la faiblesse de l'Etat reste patente

Monday, July 2, 2012

Prolongation de la date de fermeture du nouveau cycle de compétition pour le financement du journalisme d'investigation en Haïti

Date limite : 12 juillet 2012 !!


Le Fonds pour le Journalisme d’Investigation en Haïti informe que la date limite pour la soumission des formulaires d’inscription pour le financement d’investigations journalistiques et pour les différents medias- écrit, radio, télévision ou Web - est prolongee au samedi jeudi 12 juillet 2012.

Ils seront examinés par un jury. Les postulants agréés seront avisés avant le 28 juillet. La date fixée pour le commencement du cycle des investigations est fixée au 1er aout et les sessions se dérouleront sur une période d’environ 8 semaines.




Les formulaires d’inscriptions sont disponibles sur ce blog
pour informations et accompagnement:
Jacques Desrosiers
3727-8539

Le thème des enquêtes portera sur la reconstruction. Le sujet est vaste mais les propositions doivent être spécifiques. Nous ne voulons pas de propositions affirmant qu’une somme « xxxx » d’argent a été gaspillée par « xxxx » nombre d’associations de bienfaisance. Nous voulons plutôt savoir, par exemple,  laquelle des agences a mésusé, détourné, mal géré une somme d’argent déterminée d’un  projet spécifique ou qui n’a pas tenu des promesses faites ou encore  qui a des projets  bloqués pour des raisons inexplicables.

Les enquêtes précédemment financées (comme exemples) : 

    • Reconstruction anarchique: le cas Villa Rosa
    • Les abris qui n'arbritent personne
    • Que reste-t-il des millions investis par les ONG ?  ...  peuvent être un guide spécifique sans pour autant restreindre votre imagination sur ce qui pourrait ou devrait être enquêté.


Le FJIH demande aux journalistes de respecter le nouveau Code de Déontologie des Médias et des Journalistes d'Haïti, paraphé le 8 décembre 2011.


Le FJIH procède par la méthode de « l’enquête par hypothèse ». Pour en savoir plus, veuillez consulter le manuel L’enquête par hypothèse : manuel du journaliste d’investigation de l’UNESCO. Le Forum des Journalistes d’Investigation Africains contient également des ressources importantes, quoique toutes les informations soient en anglais ou en portugais seulement.  


Téléchargez l'Application pour ce cycle – Word ou PDF – et les Termes de Référence (PDF). Vous pouvez également appelez l'IMS pour plus d'information : 3103-8392 / 3727-8539

Thursday, March 8, 2012

Nouvelles investigations : Des millions de la reconstruction disparus dans les toilettes ?

Port-au-Prince, 8 mars 2012 – Gaspillage, erreurs, manque de participation. 

Les millions dépensés par la communauté internationale pour vider plus de 11 000 toilettes portatives se sont taris, laissant un demi-million de déplacés internes avec nulle part où se soulager.

Deux organisations américaines semblent tenir leur promesse de construire 10 000 maisons, et l’argent afflue… mais ce n’est pas pour construire 10 000 maisons, car les journalistes n’ont pu en trouver que quelques douzaines.

Les réfugiés du séisme ont délaissé les toilettes écologiques fournies par une agence d’aide irlandaise pour se creuser des fosses pour des toilettes conventionnelles, qui polluent l’une des principales sources d’eau de la capitale.

Ce ne sont que quelques-uns des rapports d’enquête produits ce mois-ci par de jeunes journalistes haïtiens, avec l’aide du Fonds pour le Journalisme d’Investigation en Haïti.

Choisis par un jury constitué de responsables du Groupe Medialternatif, de l’Association Nationale des Médias Haïtiens et de l’Association des Medias Indépendants d'Haiti, une douzaine de jeunes ont sillonné pendant deux mois les rues et les collines de la zone touchée par le séisme et ont découvert un manque de coordination et d’imputabilité,
ainsi que du gaspillage et de la corruption.

Lisez

Quand une toilette chasse l'autre sur le site de Ayiti Kale Je, sur AlterPresse et dans Le Nouvelliste

Assainissement – Que reste-t-il des millions investis par les ONG ? dans Le Nouvelliste et sur le site de Ayiti Kale Je

Regardez

Grace Village: Yon kan san gras

Pour en savoir plus sur le Fonds pour le Journalisme d’Investigation en Haïti, visitez nous.

A paraitre, la semaine prochaine, deux histoire sur la problématique de logement:

Les abris qui n'abritent personne
et
Repeuplement anarchique des quartiers de Villa Rosa

Nous allons envoyer les liens pour les versions audio plus tard ce mois-ci.

Wednesday, November 16, 2011

Fonds pour le Journalisme d’Investigation en Haïti!

QUI EST LE FJIH : 


Le Fonds pour le journalisme d'Investigation en Haïti (FJIH) est un fonds créé spécialement pour aider les journalistes, soit individuelle soit une équipe qui autrement n’auraient pas les fonds, les ressources technologiques, les capacités ou l’expérience nécessaires pour réaliser une investigation (écrit, radio ou télévision). 


Cette initiative est parrainée par deux organisations internationales qui soutiennent le journalisme d'investigation et l'amélioration des médias et des journalistes à travers le monde: le Centre international de journalistes (ICFJ) et International Media Support (l’appui international aux médias - IMS).  Le FIJH prévoit d’organiser plusieurs séries pour l’octroi de subventions pour des investigations qui se dérouleront en 2012. Consultez bientôt ce site  pour en savoir davantage sur les prochaines opportunités





POURQUOI LE FJIH ?
• Pour créer une culture de journalisme d’investigation.
• Pour améliorer la qualité du reportage en Haïti.
• Pour aider à stimuler une expectative de responsabilisation.




QUELLE SERA L’APPORT DE FJIH POUR LES JOURNALISTES RECIPIENDAIRES ? 
•  Salaire partiel pour la durée de l’enquête, ainsi qu’un financement pour toutes les dépenses en rapport (Voyage, cartes de téléphone, copies, cyber café, etc…)
• Un "tuteur" ou "accompagnateur" pour travailler de pair avec le journaliste récipiendaire du FJIH.
• La traduction des documents et soutien juridique, au besoin.


COMMENT APPLIQUER ?
Consultez bientôt pour en savoir davantage sur les prochaines opportunités.


Le FJIH demande aux journalistes de respecter le nouveau Code de Déontologie des Médias et des Journalistes d'Haïti, paraphé le 8 décembre 2011.


Le FIJH procède par la méthode de « l’enquête par hypothèse ». Pour en savoir plus, veuillez consulter le manuel de l’UNESCO. Le Forum des Journalistes d’Investigation Africains contient également des ressources importantes, quoique toutes les informations soient en anglais ou en portugais seulement.  


ACTUALITE :
Le 3 Janvier 2012, le FIJH a accordé à sept journalistes et équipes de journalistes un financement dans le but de compléter leurs investigations avant mars, 2012. 


Aller sur le site anglais.                                                                                  


Télécharger la fiche d'information.